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António Guterres (Secrétaire-général des Nations Unies) sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine - Point de presse (Addis-Abeba, Ethiopie, 9 février 2019)
9 Feb 2019 -  António Guterres, Secrétaire-général des Nations Unies sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine. Point de presse suite à sa rencontre avec le président de la Commission de l’Union africaine.

La coopération entre les Nations unies et l’Union africaine est pour moi un vecteur stratégique fondamental pour la paix et la sécurité et le développent, non seulement en Afrique, mais aussi dans le monde parce que l’Afrique occupe un rôle central dans le monde d’aujourd’hui.
Je tiens à souligner qu’il y a un vent d’espoir dans le continent africain. Il y a un vent d’espoir parce qu’on voit, et dans le domaine de résolution des conflits et dans le domaine de la prévention, que des progrès remarquables ont été réalisés.
Ce vent d’espoir est largement lié aux initiatives conjointes de l’Union africaine et des Nations unies. L’Union africaine avec son programme pour éliminer les armes en 2020 et les Nations unies avec la nouvelle impulsion de la diplomatie pour la paix. Nous nous sommes réunis très régulièrement et, ensemble, nous avons travaillé et je crois que les résultats commencent a démontrer que ce travail commence à produire des effets.
Nous avons, avec les organisations sous-régionales africaines, également travaillé ensemble sous le leadership de l’Union africaine avec notre appui, un accord historique a été conclu en République Centrafricaine ; on a vu, finalement, Salva Kiir et Riek Machar signer un accord au Sud Soudan, et ont fait des efforts pour que tout ça aille dans la bonne direction; nous travaillons ensemble sur la Libye pour que faire que ce pays puisse avoir une solution politique; et dans le domaine de la prévention, nous espérons que des élections, et dont beaucoup de gens parlaient avec des prévisions catastrophiques, les choses vont et je crois qu’il y a des conditions pour construire la stabilité et l’union dans les pays comme Madagascar, le Mali et la République Démocratique du Congo, où les élections se sont produites sans violence.
Tout ça démontre que cette coopération entre l’Union africaine et les Nations unies est entrain de renforcer ce vent d’espoir qui a été aussi basé sur des initiatives de chefs d’états et de gouvernements africains, comme le nouveau Premier Ministre Ethiopien qui a proclamé la paix entre l’Ethiopie et l’Eritrée; [les relations entre] l’Eritrée et la Somalie; les rapports avec Djibouti et l’Eritrée. Tout ça montre que le continent africain aujourd’hui est un continent d’espoir pour la paix et la sécurité dans le monde avec tous les problèmes qui restent encore et face auxquels nous travaillons ensemble.
En même temps, il faut dire que nous avons complètement alignés nos agendas pour le développement mais, soyons honnêtes, pour que les agendas 2063 et 2030 puissent réussir, pour qu’il y ait vraiment un développement qui ne laisse personne derrière, il faut que la coopération internationale se renforce, il faut que l’engagement financier international se renforce, et il faut aussi que, vis-à-vis du changement climatique dont l’Afrique souffre énormément des conséquences, sans contribuer à ces changements. Il faut que, face au changement climatique, il faut que le monde comprenne que nous sommes en train de perdre cette course et il faut vraiment un sursaut qui puisse mobiliser une nouvelle ambition pour les mitigations des ambitions et pour le financement, notamment au bénéfice des pays qui souffrent des effets les plus tragiques du changement climatique.
Je crois qu’une coopération qui produit un impact très positif du point de vue de la paix et la sécurité et j’en remercie vivement le président de la Commission de l’Union africaine. En même temps nous faisons face à des défis de développement et sur le changement climatique et il faut dire à la communauté internationale: il faut un sursaut, il faut plus de volonté politique, plus d’engagement, plus de solidarité parce que nous voulons gagner les batailles du développement et du changement climatique.