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António Guterres (Secrétaire général de l'ONU) à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale 2020
8 Oct 2020 -  Près d’un milliard de personnes souffrent de troubles mentaux dans le monde. Toutes les 40 secondes, une personne meurt par suicide, et il est désormais établi que la dépression est une cause majeure de maladie et de handicap chez les enfants et les adolescent(e)s. Ce constat était vrai avant même l’apparition de la COVID-19. Nous observons, maintenant, les conséquences de la pandémie sur le bien-être mental de l’individu, et ce n’est que le début. Si rien n’est fait, de nombreux groupes, notamment les personnes âgées, les femmes, les enfants et les personnes souffrant de troubles mentaux, risquent de voir leur état de santé se dégrader considérablement à moyen et à long terme.

Or, la santé mentale est un élément dont il est essentiel de tenir compte si l’on veut mettre en place une couverture sanitaire universelle. C’est là une cause qui mérite notre engagement. L’accès à des services de santé mentale de qualité est trop limité. Dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, plus de 75 % des personnes atteintes de troubles mentaux ne reçoivent aucun traitement. Et, de manière générale, les gouvernements consacrent en moyenne moins de 2 % des budgets de la santé à la santé mentale. Cette situation ne peut durer.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux face à la nécessité d’augmenter considérablement les investissements dans la santé mentale. Nous devons agir ensemble, dès à présent, pour fournir à ceux et celles qui en ont besoin, sans exception, un accès à des soins de santé mentale de qualité, afin que nous puissions nous relever plus rapidement de la crise liée à la COVID-19.